mort sur la route
J’ai décidé de n’envoyer ce texte qu’aux abonnés de la newsletter. Ça parle d’une nuit dans Paris, tard, à l’heure où on est forcément ou très heureux ou très malheureux. Ça parle d’un homme qui meurt sous nos yeux à Claire, Catherine et moi et de comment on réagit, comment on peut réagir, comment.
Dans le film de Pierre Coulibeuf, Meg Stuart et ses danseurs dansent sa danse, la danse de l’empêchement. Leurs corps, leurs paroles, leurs pensées, leurs êtres bégaient, butent, achoppent. Le corps bute contre le corps, la parole contre la parole, la pensée contre la pensée, l’être contre l’être et le corps contre la parole, la parole contre la pensée, la pensée contre l’être… Le savoir-faire de Meg Stuart, c’est de ne pas pouvoir faire. Ce n’est pas tant que la danse de Meg Stuart est tendue, heurtée et d’une violence contenue inouïe, ce n’est pas que ça ne sort pas, que ça ne peut pas, non, ce n’est pas que ça en tout cas, non, c’est que ça bute contre soi-même. Le sens que fabrique Meg Stuart, c’est de ne pas fabriquer de sens. Et c’est le sens que ça prend, que ça ne prend pas de sens, c’est le plus dingue ça, parce qu'elle voudrait que ça lui échappe et ça ne lui échappe quand même pas.
Ça parle d’un homme qui tombe d’une moto, d’une moto qui dérive, des étincelles qu’elle fait en frottant le sol. Ça parle d’un corps inconscient, sans vie déjà presque et de gens autour qui réagissent ou qui ne réagissent pas, qui font ce qu’ils peuvent, ou qui ne font pas ce qu’ils peuvent ou qui ne peuvent pas. Ça parle de ce qu’on est en tant qu’individus face à quelque chose qui nous échappe, qui nous échappe comme l’amour ou dieu, sauf que là, c’est réel. Je ne sais pas pourquoi je ne le fais lire qu’à eux, qu’aux abonnés, c’est comme ça.
Dans le film de Pierre Coulibeuf, Meg Stuart et ses danseurs dansent sa danse, la danse de l’empêchement. Leurs corps, leurs paroles, leurs pensées, leurs êtres bégaient, butent, achoppent. Le corps bute contre le corps, la parole contre la parole, la pensée contre la pensée, l’être contre l’être et le corps contre la parole, la parole contre la pensée, la pensée contre l’être… Le savoir-faire de Meg Stuart, c’est de ne pas pouvoir faire. Ce n’est pas tant que la danse de Meg Stuart est tendue, heurtée et d’une violence contenue inouïe, ce n’est pas que ça ne sort pas, que ça ne peut pas, non, ce n’est pas que ça en tout cas, non, c’est que ça bute contre soi-même. Le sens que fabrique Meg Stuart, c’est de ne pas fabriquer de sens. Et c’est le sens que ça prend, que ça ne prend pas de sens, c’est le plus dingue ça, parce qu'elle voudrait que ça lui échappe et ça ne lui échappe quand même pas.
Ça parle d’un homme qui tombe d’une moto, d’une moto qui dérive, des étincelles qu’elle fait en frottant le sol. Ça parle d’un corps inconscient, sans vie déjà presque et de gens autour qui réagissent ou qui ne réagissent pas, qui font ce qu’ils peuvent, ou qui ne font pas ce qu’ils peuvent ou qui ne peuvent pas. Ça parle de ce qu’on est en tant qu’individus face à quelque chose qui nous échappe, qui nous échappe comme l’amour ou dieu, sauf que là, c’est réel. Je ne sais pas pourquoi je ne le fais lire qu’à eux, qu’aux abonnés, c’est comme ça.
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