on crée pour ne pas se soumettre, j'en suis sûr
Quand même, je me demande, qu’est-ce que c’est écrire ? Est-ce que c’est dire quelque chose ou est-ce que c’est trouver la façon de dire quelque chose ?
C’est marrant, j’ai plein de choses à dire là-dessus, mais là comme ça, de cette façon-là, non.
Je continue de penser qu’on crée pour ne pas se soumettre. Je le pense vraiment, je sais c’est idiot.
Je sais qu’il y a des gens qui oublient ce qu’ils ont à dire tellement ils sont impressionnés par la façon dont ils le disent et les mots qu’ils utilisent. Je sais aussi qu’il y a des gens qui disent quelque chose qu’on ne comprend pas tellement ils parlent mal, pourtant ils ont vraiment quelque chose à dire. Je sais aussi qu’il y a des gens qui utilisent certains mots parce que ça leur permet de mieux comprendre ce qu’ils disent.
Je ne sais pas si les gens se rendent compte que quand Rimbaud dit que la beauté s’est assise sur ses genoux et qu’il s’en est lassé et Nietzsche que dieu est mort, c’est pareil. Et qu’on ne peut pas vivre pareil après ça.
Je ne fais pas le lien dans ce que je dis, je n’en ai pas envie, il n’a qu’à se faire tout seul.
Quand je vois la mise en scène de Claude Régy la semaine dernière ou la chorégraphie de Myriam Gourfink avant hier, je sais ce qui fait que je me dis en les voyant, là quand même, c’est important. Quand j’ai vu comme un chant de David, je me suis dit, oui, là je vois ce que c’est que le théâtre, je vois ce que c’est qu’une scène, qu’une lumière, qu’une actrice, qu’un texte, qu’un public parce que je ne les ai jamais vus comme ça avant, parce que, ce que c’est est poussé dans des retranchements tels que je ne peux pas ne pas voir ce que c’est. Ce n’est pas tant que Claude Régy repousse les limites ou les maîtrise, oui, il le fait, oui, mais ce n’est pas ça, c’est qu’il s’y confronte. Ce que j’aime, c’est voir Claude Régy se débattre avec son théâtre pour en dire quelque chose sur le monde, ou l’humanité, ou la vie, appelez ça comme vous voulez. Quand j’ai vu la pièce chorégraphique de Myriam Gourfink, je me suis dit « elle va jusque-là, elle trouve le moyen d’aller jusque-là ! ».
Voir quelqu’un se demander ce qu’il fait avec son langage et ce qu’il fait avec la vie, ça me bouleverse quand même.
Que l’on questionne la vie et que l’on questionne la façon dont on la questionne, ça me paraît tellement évident. Qu’on attaque le signifiant, dans l’art par exemple, pour attaquer la vie, oui, évidemment, oui, qu’on le prenne comme ça, oui.
Je pense vraiment qu’on crée parce que ça ne paraît pas évident de vivre, qu’on tente autre chose parce que ce qui est tenté jusque-là, ça ne paraît pas aller de soi. J’imagine que c’est stupide.
C’est marrant, j’ai plein de choses à dire là-dessus, mais là comme ça, de cette façon-là, non.
Je continue de penser qu’on crée pour ne pas se soumettre. Je le pense vraiment, je sais c’est idiot.
Je sais qu’il y a des gens qui oublient ce qu’ils ont à dire tellement ils sont impressionnés par la façon dont ils le disent et les mots qu’ils utilisent. Je sais aussi qu’il y a des gens qui disent quelque chose qu’on ne comprend pas tellement ils parlent mal, pourtant ils ont vraiment quelque chose à dire. Je sais aussi qu’il y a des gens qui utilisent certains mots parce que ça leur permet de mieux comprendre ce qu’ils disent.
Je ne sais pas si les gens se rendent compte que quand Rimbaud dit que la beauté s’est assise sur ses genoux et qu’il s’en est lassé et Nietzsche que dieu est mort, c’est pareil. Et qu’on ne peut pas vivre pareil après ça.
Je ne fais pas le lien dans ce que je dis, je n’en ai pas envie, il n’a qu’à se faire tout seul.
Quand je vois la mise en scène de Claude Régy la semaine dernière ou la chorégraphie de Myriam Gourfink avant hier, je sais ce qui fait que je me dis en les voyant, là quand même, c’est important. Quand j’ai vu comme un chant de David, je me suis dit, oui, là je vois ce que c’est que le théâtre, je vois ce que c’est qu’une scène, qu’une lumière, qu’une actrice, qu’un texte, qu’un public parce que je ne les ai jamais vus comme ça avant, parce que, ce que c’est est poussé dans des retranchements tels que je ne peux pas ne pas voir ce que c’est. Ce n’est pas tant que Claude Régy repousse les limites ou les maîtrise, oui, il le fait, oui, mais ce n’est pas ça, c’est qu’il s’y confronte. Ce que j’aime, c’est voir Claude Régy se débattre avec son théâtre pour en dire quelque chose sur le monde, ou l’humanité, ou la vie, appelez ça comme vous voulez. Quand j’ai vu la pièce chorégraphique de Myriam Gourfink, je me suis dit « elle va jusque-là, elle trouve le moyen d’aller jusque-là ! ».
Voir quelqu’un se demander ce qu’il fait avec son langage et ce qu’il fait avec la vie, ça me bouleverse quand même.
Que l’on questionne la vie et que l’on questionne la façon dont on la questionne, ça me paraît tellement évident. Qu’on attaque le signifiant, dans l’art par exemple, pour attaquer la vie, oui, évidemment, oui, qu’on le prenne comme ça, oui.
Je pense vraiment qu’on crée parce que ça ne paraît pas évident de vivre, qu’on tente autre chose parce que ce qui est tenté jusque-là, ça ne paraît pas aller de soi. J’imagine que c’est stupide.
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