est-ce que c'est ça, la vie ?
Ce n’est pas le bonheur, c’est la frénésie.
C’est l’abattement. La fatigue.
Il y a des gens pour penser que les émotions sont un leurre et que le désir est vain.
Le cœur qui sautille, le sang qui bout, les pensées qui fusent, le sourire qui mange le visage et la joie qui implose dans les chairs.
Ne rien faire d’autre que rentrer chez soi le plus vite possible, pour être au chaud, à l’abri et espérer arrêter de vivre.
On peut se dire aussi qu’essayer de ne rien ressentir, c’est se protéger de vivre, c'est ne pas vivre, c'est ne pas aimer la vie à ce point.
Il n’y a rien qui soit assez fort pour exprimer ça.
Ne plus avoir de force aucune. Ne plus pouvoir se battre du tout.
Oui, on est vulnérable quand on ressent quelque chose, parce que c’est tellement violent, oui on est cahoté oui, tiraillé de partout, oui. Et c’est tout sauf quelque chose de solide sur quoi s’appuyer.
On peut rire aux éclats, danser, courir dans tous les sens, se rouler par terre, hurler de plaisir, ça n’est pas assez.
Les bruits, les gens qui parlent autour, la vie partout, ne plus rien pouvoir supporter.
Le corps et les pensées sont à vif, traversés par des émotions qui ne se ressemblent pas, qui ne ressemblent à rien, qui changent toute l’organisation de l’être à chaque fois.
C’est une transe, c’est le maximum de sécrétion de dopamine, ça déborde le corps.
Vouloir que ça s’arrête. Que cette putain de journée s’arrête et vite.
Si ça pouvait ne jamais s’arrêter, quitte à en mourir tellement c’est fort.
Et c’est comme ça parce qu’on ne renonce pas à vivre, à parler, à désirer, à espérer, c’est vrai. C’est comme ça parce qu’on fuit dans le leurre de nier la mort, oui, je sais. Que les émotions soient fabriquées, je sais.
Ne plus pouvoir faire aucun effort, parce que tout effort est insurmontable, parler, écouter, marcher, respirer, penser, tout.
On ne peut pas être assez fort pour exprimer ça.
Non vraiment.
Que ce ne soit pas la vie, que ce soit artificiel, c’est vrai. Ou alors la vie, c’est ça, cette violence polymorphe qui dévaste le corps à chaque fois avec sa joie ou sa peine ou sa fatigue ou tout ce qu’on ne contrôle pas de toutes façons.
La tension est telle, que c’est déjà incroyable de la ressentir sans éclater.
C’est comme si on avait déjà éclaté, tellement on ne peut plus.
Il y a des gens qui ne ressemblent à rien, qui ne ressemblent qu’aux émotions qui les envahissent quand ces émotions se ressemblent ou reviennent, qui sont béants tellement ils ne peuvent plus s’appuyer sur rien. Et il y a des gens qui ne ressentent plus rien, qui laissent les émotions passer sans les laisser gagner leur corps ou leur être.
Il pleut, il fait froid, tout est merveilleux de toutes façons.
J’ai froid, ça me coûte trop, je ne peux pas.
Il y a des gens secoués par la violence de la vie, parce que c'est forcément violent, et il y en a beaucoup même. Il y a des gens qui ont renoncé à être pour vivre, qui ne sont que la violence qui les traverse, et c'est violent parce que ça les traverse de bout en bout. Et il y a des gens qui ont renoncé à vivre pour être, dont toute la violence est de renoncer à vivre. Est-ce que c’est ça la vie, je ne sais pas.
C’est l’abattement. La fatigue.
Il y a des gens pour penser que les émotions sont un leurre et que le désir est vain.
Le cœur qui sautille, le sang qui bout, les pensées qui fusent, le sourire qui mange le visage et la joie qui implose dans les chairs.
Ne rien faire d’autre que rentrer chez soi le plus vite possible, pour être au chaud, à l’abri et espérer arrêter de vivre.
On peut se dire aussi qu’essayer de ne rien ressentir, c’est se protéger de vivre, c'est ne pas vivre, c'est ne pas aimer la vie à ce point.
Il n’y a rien qui soit assez fort pour exprimer ça.
Ne plus avoir de force aucune. Ne plus pouvoir se battre du tout.
Oui, on est vulnérable quand on ressent quelque chose, parce que c’est tellement violent, oui on est cahoté oui, tiraillé de partout, oui. Et c’est tout sauf quelque chose de solide sur quoi s’appuyer.
On peut rire aux éclats, danser, courir dans tous les sens, se rouler par terre, hurler de plaisir, ça n’est pas assez.
Les bruits, les gens qui parlent autour, la vie partout, ne plus rien pouvoir supporter.
Le corps et les pensées sont à vif, traversés par des émotions qui ne se ressemblent pas, qui ne ressemblent à rien, qui changent toute l’organisation de l’être à chaque fois.
C’est une transe, c’est le maximum de sécrétion de dopamine, ça déborde le corps.
Vouloir que ça s’arrête. Que cette putain de journée s’arrête et vite.
Si ça pouvait ne jamais s’arrêter, quitte à en mourir tellement c’est fort.
Et c’est comme ça parce qu’on ne renonce pas à vivre, à parler, à désirer, à espérer, c’est vrai. C’est comme ça parce qu’on fuit dans le leurre de nier la mort, oui, je sais. Que les émotions soient fabriquées, je sais.
Ne plus pouvoir faire aucun effort, parce que tout effort est insurmontable, parler, écouter, marcher, respirer, penser, tout.
On ne peut pas être assez fort pour exprimer ça.
Non vraiment.
Que ce ne soit pas la vie, que ce soit artificiel, c’est vrai. Ou alors la vie, c’est ça, cette violence polymorphe qui dévaste le corps à chaque fois avec sa joie ou sa peine ou sa fatigue ou tout ce qu’on ne contrôle pas de toutes façons.
La tension est telle, que c’est déjà incroyable de la ressentir sans éclater.
C’est comme si on avait déjà éclaté, tellement on ne peut plus.
Il y a des gens qui ne ressemblent à rien, qui ne ressemblent qu’aux émotions qui les envahissent quand ces émotions se ressemblent ou reviennent, qui sont béants tellement ils ne peuvent plus s’appuyer sur rien. Et il y a des gens qui ne ressentent plus rien, qui laissent les émotions passer sans les laisser gagner leur corps ou leur être.
Il pleut, il fait froid, tout est merveilleux de toutes façons.
J’ai froid, ça me coûte trop, je ne peux pas.
Il y a des gens secoués par la violence de la vie, parce que c'est forcément violent, et il y en a beaucoup même. Il y a des gens qui ont renoncé à être pour vivre, qui ne sont que la violence qui les traverse, et c'est violent parce que ça les traverse de bout en bout. Et il y a des gens qui ont renoncé à vivre pour être, dont toute la violence est de renoncer à vivre. Est-ce que c’est ça la vie, je ne sais pas.
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